Le jour par jour

1843   15 avril   

Henry James

  Est un écrivain américain
  Né à New York le 15 avril 1843
  Décédé à Londres le 28 février 1916
  Naturalisé britannique à la fin de sa vie, il a reçu l’ordre du Mérite
 
  Henry James   – Les Européens [Littérature étrangère XXIe "Roman"]
  Ce roman retrace l’aventure d’un frère et d’une soeur d’origine américaine mais
  ayant passé leur vie dans la société raffinée des capitales européennes, qui
  rendent visite à leurs cousins de Boston. Félix, le frère, est peintre. Bohème,
  naïf et plutôt bon enfant, le mode de vie simple et dépouillé de la Nouvelle-
  Angleterre n’est pas pour lui déplaire. En revanche, Eugénie juge avec sévérité
  ce monde sans joie et sans plaisir qui heurte sa coquetterie et son goût des
mondanités. Paru en juillet 1878 sous forme de feuilleton dans l’Atlantic Monthly, ‘Les Européens’ est une satire légère des moeurs puritaines de l’Amérique décrites à travers les rapports entre ces deux charmants aventuriers et la société bostonnienne de 1840.

 

La biographie d’Henry James

Henry James est né le 15 avril 1843 à New York de Henry James Sr., l’un des intellectuels les plus célèbres du pays au milieu du XIXe siècle et Mary Robertson Walsh. Il est le second des cinq enfants (William, né en 1842, Garth Wilkinson, né en 1845, Robertson, né en 1846, et Alice née en 1848). La fortune acquise par son grand-père, émigré irlandais arrivé aux États-Unis en 1789, avait mis la famille à l’abri des servitudes de la vie quotidienne. Son frère aîné, William James, deviendra professeur à Harvard et se fera connaître pour sa philosophie pragmatiste. Malgré des liens solides avec Henry, la rivalité entre les deux frères créa toujours des conflits psychiques latents.
  Dans sa jeunesse, James voyage continuellement entre l’Europe et l’Amérique, éduqué par des tuteurs à Genève, Londres, Paris, Bologne et Bonn. Dès l’enfance, il lit les classiques des littératures anglaise, américaine, française et allemande mais aussi les traductions des classiques russes. Après un séjour de cinq ans en Europe, la famille s’établit, en 1860, en Nouvelle-Angleterre où elle demeura pendant la guerre civile. À l’âge de 19 ans, il est brièvement inscrit à la Faculté de droit de Harvard, rapidement abandonnée face au désir d’être « tout simplement littéraire ». Il publie anonymement sa première nouvelle, A Tragedy of Errors, ainsi que des comptes-rendus critiques destinés à des revues. The story of a Year, sa première nouvelle signée, paraît dans le numéro de mars 1865 de l’Atlantic Monthly.
  De février 1869 au printemps 1870, James voyage en Europe, d’abord en Angleterre, puis en France, en Suisse et en Italie. De retour à Cambridge, il publie son premier roman, Le regard aux aguets, écrit entre Venise et Paris. De mai 1872 à mars 1874, il accompagne sa sœur Alice et sa tante en Europe où il écrit des comptes rendus de voyage pour The Nation. Il commence à Rome l’écriture de son deuxième roman Roderick Hudson, publié à partir de janvier 1875 dans l’Atlantic Monthly, qui inaugure le thème « international » de la confrontation des cultures d’une Europe raffinée et souvent amorale et d’une Amérique plus fruste, mais plus droite. À cette époque, il aborde aussi le genre fantastique avec la nouvelle Le dernier des Valerii (1874), inspirée de Mérimée, avant de trouver sa voie propre dans les histoires de fantômes (Ghost Tales), où il excelle, comme le prouve notamment Le Tour d’écrou (1898).
  Après quelques mois à New York, il s’embarque à nouveau pour l’Europe le 20 octobre 1875. Après un séjour à Paris, où il se lie d’amitié avec Tourgueniev et rencontre Flaubert, Zola, Maupassant et Daudet, il s’installe, en juillet 1876, à Londres. Les cinq années qu’il y passe seront fécondes : outre de nombreuses nouvelles, il publie L’Américain, Les Européens, un essai sur les poètes et romanciers français French Poets and Novelists, etc. Daisy Miller lui vaut la renommée des deux côtés de l’Atlantique. Après Washington Square, Portrait de femme est souvent considéré comme une conclusion magistrale de la première manière de James.
  Sa mère décède en janvier 1882, alors que James séjourne à Washington. Il revient à Londres en mai et effectue un voyage en France (d’où naîtra, sous le titre A Little Tour in France, un petit guide qui servira à plusieurs générations de voyageurs dans les régions de la Loire et du Midi). Il rentre de façon précipitée aux États-Unis où son père meurt le 18 décembre, avant son arrivée. Il revient à Londres au printemps 1883. L’année suivante, sa sœur Alice, névrotique, le rejoint à Londres où elle décèdera le 6 mars 1892.
  En 1886, il publie deux romans, Les Bostoniennes et La Princesse Casamassima, qui associent à des thèmes politiques et sociaux (féminisme et anarchisme) la recherche d’une identité personnelle. Suivirent deux courts romans en 1887, Reverberator et Les Papiers d’Aspern, puis La Muse tragique en 1888.
  Bien que devenu un auteur au talent reconnu, les revenus de ses livres restaient modestes. Il décide alors, dans l’espoir d’un succès plus important, de se consacrer au théâtre. En 1891, une version dramatique de L’Américain rencontre un petit succès en province, mais reçoit un accueil plus mitigé à Londres. Il écrira ensuite plusieurs pièces qui ne seront pas montées. En 1895, la première de Guy Domville finit dans le désordre et les huées. 

Carrière littéraire

   James nourrit très tôt l’ambition d’une carrière d’homme de lettres. Son premier
  écrit publié est la critique d’une interprétation, "Miss Maggie Mitchell in Fanchon
  the Cricket," en 1863, qui reflète son intérêt de toujours pour l’art de l’acteur.
  Dès l’enfance, il lit, critique et apprend des classiques des littératures anglaise,
  américaine, française et allemande mais aussi les traductions des classiques
  russes. En 1863, il publie anonymement sa première nouvelle, A Tragedy of Error.
  Jusqu’à ses 50 ans, il vit de son écriture, principalement par ses contributions
  dans des mensuels illustrés anglais et américains, mais après la mort de sa sœur
  en 1892 ses royalties s’ajoutent à un modeste revenu provenant des propriétés
  familiales de Syracuse. Ses romans paraissent en épisodes avant l’édition en livre,
  il écrit avec une régularité qui empêche les révisions ultérieures. Pour augmenter ses revenus, il est aussi très souvent publié pour les journaux, écrivant jusqu’à sa mort dans des genres très variés sur différents supports. Dans ses critiques de fiction, de théâtre et de peinture, il développe l’idée de l’unité des arts. Il aura écrit deux longues biographies, deux volumes de mémoire sur son enfance et un long fragment d’autobiographie; 22 romans, dont deux inachevés à sa mort, 112 contes et nouvelles de diverses longueurs, quinze pièces de théâtre, et des dizaines d’essais à thème ou autres récits de voyages. Ses biographes et les critiques littéraires permettent de citer Henrik Ibsen, Nathaniel Hawthorne, Honoré de Balzac, et Ivan Tourgueniev comme ses influences majeures.[2] Il révisa ses grands romans et de nombreux contes et nouvelles et contes pour l’édition d’anthologie de son œuvre de fiction dont les vingt-trois volumes constitue son autobiographie artistique qu’il nomma "The New York Edition" pour réaffirmer les liens qui l’ont toujours uni à la ville de sa naissance. Dans son essai The Art of Fiction, ainsi qu’en préface de chaque volume de The New York Edition, James explique sa vision de l’art de la fiction, en insistant sur l’importance de personnages et descriptions réalistes à travers les yeux et la pensée d’un narrateur impliqué dans le récit.

Œuvres d’Henry James

Romans
1871 : Le Regard aux aguets (Watch and Ward)
1876 : Roderick Hudson
1877 : L’Américain (The American)
1878 : Les Européens (The Europeans)
1879 : Confiance (Confidence)
1880 : Washington Square
1881 : Portrait de femme (The Portrait of a Lady)
1886 : Les Bostoniennes (The Bostonians)
1886 : La Princesse Casamassima (The Princess Casamassima)
1888 : Reverberator (The Reverberator)
1890 : La Muse tragique (The Tragic Muse)
1896 : L’Autre maison (The Other House)
1897 : Les Dépouilles de Poynton (The Spoils of Poynton)
1897 : Ce que savait Maisie (What Maisie Knew)
1899 : L’Âge difficile (The Awkward Age)
1901 : La Source sacrée (The Sacred Fount)
1902 : Les Ailes de la Colombe (The Wings of the Dove)
1903 : Les Ambassadeurs (The Ambassadors)
1904 : La Coupe d’or (The Golden Bowl)
1911 : Le Tollé (The Outcry)
1917 : La Tour d’ivoire (The Ivory Tower)
1917 : Le Sens du passé (The Sense of the Past)

Les citations d’Henry James

«Un journaliste ne peut espérer faire du bien sans s’attirer une bonne dose de haine.»
[ Henry James ] – Un portrait de femme

«Il faut croire dans le doute, passionnément, parce que c’est ce qui fait la beauté de l’Homme.»
[ Henry James ]

«Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée.»
[ Henry James ]

«On est orgueilleux quand on a quelque chose à perdre, et humble quand on a quelque chose à gagner.»
[ Henry James ]

«Elle décourageait, pour ne pas dire écartait, les visites de toute personne du sexe masculin n’ayant pas atteint l’âge de la sénilité : elle déclarait qu’elle ne pouvait être trop prudente.»
[ Henry James ]

La bibliographie d’Henry James

  L’Image dans le tapis et autres nouvelles
  d’Henry James
  [Littérature classique]
  Résumé du livre
  ‘L’ image dans le tapis’ évoque une chapelle littéraire anglaise des années 1896, avec son dieu, un écrivain de génie ; sa prêtresse, une jeune femme de lettres ; ses desservants, jeunes critiques déroutés mais fervents au point d’aller jusqu’aux Indes chercher la clef du mystère qu’est le don de créer. Suivent trois autres nouvelles qui s’échelonnent entre 1875 et la fin du siècle.

  Les Amis des amis
  d’Henry James
  [Littérature étrangère XXe]
  Un regard sur l’auteur
  ‘Bien que né en 1843 et mort en 1916, Henry James est un des plus grands écrivains de notre époque. En partant, peut-être à son insu, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut-être faillible et l’est généralement. Les lecteurs de James se voient tenus à une méfiance continuelle et lucide qui fait parfois leur plaisir et d’autres fois leur désespoir. Pour cette anthologie nous avons choisi trois récits très variés. Dans ‘La Vie privée’ se conjuguent le fantastique et le satire, le thème si souvent recréé du double, cher à Stevenson et à Papini, et la dérision des splendides nullités qui traversent les scènes visibles du monde. ‘Owen Wingrave’ peut sembler un plaidoyer pacifiste ; nous voyons ensuite que la gravitation de l’Antiquité et du spectre n’exclut pas l’épopée. ‘Les Amis des amis’ renferme une profonde mélancolie et, en même temps, c’est une exaltation de l’amour élaboré dans le mystère le plus secret.’

  La critique du livre
  Dans ‘Les Amis des amis’, la nouvelle qui ouvre ce petit recueil, le grand Henry James noue les fils de la toile sociale, le réseau des contingences humaines, dont deux points aux mille liens refusent de se rejoindre. Une conjecture impossible où viennent se briser les desseins d’une “entremetteuse” malheureuse. Une affaire étrange, sur laquelle plane le spectre d’une obscure fatalité. Voilà qui devrait susciter l’envie de pénétrer les salons feutrés et les psychologies complexes de ces trois nouvelles.
  Car le temps de cette lecture, ‘Les Amis des amis’ d’Henry James sont un peu les nôtres. Tour à tour attachants ou détestables ces personnages hauts en couleur, aux caractères bien trempés, se trouvent confrontés à d’inexplicables mystères. Histoires extraordinaires, qui nous plongent dans les méandres du génie de l’auteur.
  Si la plume du grand écrivain est indiscutablement reconnaissable, si le point de vue extérieur et la technique narrative qui ont fait son originalité sont bien là, le caractère fantastique de ces nouvelles surprend. Il témoigne surtout d’un intérêt pour diverses formes littéraires, et d’une volonté d’étendre l’étude des caractères, du quotidien ordinaire aux situations les plus improbables. Henry James met alors son sens aigu du détail au service d’”incidents paranormaux”, le tout appuyé par une langue élégante et pointilleuse. Ce phrasé XIXe dont certaines délicatesses et manifestations de bienséance sonnent parfois comme des anachronismes, et prêtent même à sourire.
  Excellente idée qu’a eu Panama de rééditer cette collection Babel, créée en son temps par Jorge Luis Borges. Sûrement y voyait-il l’origine du réalisme magique, si cher à l’Amérique latine, peut-être y verrons-nous les racines de la littérature fantasy, genre si répandu aujourd’hui…

  Le tour d’écrou
  d’Henry James
  [Fantastique]
  Résumé du livre
  En présentant ce livre lors de sa parution en langue française, le grand critique Edmond Jaloux écrivait : « II semble que tous les personnages d’Henry James aient quelque chose de spectral. Et je le dis dans les deux sens du mot. Ce sont des projections de l’esprit sur d’autres projections de l’esprit, et il y a dans leurs passions, même les plus ardentes, quelque chose de glacé et d’étrange, parfois même d’inhumain, qui tout d’un coup nous fait souvenir que Henry James, après tout, a été le compatriote d’Edgar Poe.»
« Le tour d’écrou » a été porté à l’écran par Jack Clayton en 1963 sous le titre « Les innocents », d’après une magistrale adaptation de Truman Capote.

  Carnet de famille
  d’Henry James
  [Littérature étrangère]
  Résumé du livre
  Quand Henry James décide d’entreprendre la rédaction d’un "family book", il a près de soixante-dix ans ; il vient de traverser une très sévère dépression et demeure le seul survivant de cette extraordinaire famille. Son frère William, de quinze mois son aîné, qu’il a tant adoré et voulu imiter, meurt en août 1910. Un an après, pour éviter sa propre disparition, il décide de laisser des traces indélébiles de son existence et de leur relation. La valeur curative de l’écriture ne doit pas être négligée car, dans cette fracture entre biographie d’un frère et de toute une famille, et autobiographie, s’accomplit un travail de deuil. Carnet de famille est la suite de Mémoires d’un jeune garçon, oeuvre de méditation, dans laquelle James ébauchait une théorie de la mémoire.

  Ce que savait Maisie (What Maisie knew)
  d’Henry James
  [Littérature étrangère]
  Résumé du livre
  Au divorce de ses parents, Maisie est l’objet d’un jugement de Salomon, « coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires ». Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d’être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l’égoïsme des adultes. À travers son regard innocent et lucide, Henry James compose une peinture ironique des passions humaines. Ce roman est le tour de force d’un maître en psychologie, la recréation d’une âme enfantine et du monde qui l’entoure, où l’analyse minutieuse des sentiments, d’une profondeur remarquable, laisse le lecteur émerveillé.

  L’âge difficile (The Awkward Age)
  d’Henry James
  [ Littérature étrangère "Roman" ]
  Résumé du livre
  Un homme élégant, fin, fortuné, entre deux âges, vivant dans le souvenir de Lady Julia, défunte mère de leur hôtesse Mrs. Brookenharn, tel apparaît Mr. Longdon à Vanderbank quand ils sortent ensemble d’une soirée chez les « Brook » ? on use volontiers du diminutif dans leur cercle d’amis où lui-même est « Van », le riche Mitchett « Mitchy » et ainsi de suite. Ces amis, Mr. Longdon les voit comme un groupe très uni dont il constate que le plus jeune membre, « la petite Nanda », fille de Mrs. Brook, est le portrait de sa chère Julia. Rien d’étonnant s’il reporte sur elle une affection aussi vive que celle témoignée à Van après avoir découvert que Van est le fils d’une amie de Julia, de même profondément aimée. Il avait parlé de « faire quelque chose » pour Van et tout porte à croire qu’il fera quelque chose, pour Nanda ? adoption, legs ou autre. Est-ce à cause de cela que Mrs. Brook laisse sa cousine Jane manœuvrer pour marier « la petite Aggie » au beau parti que représente Mitchy ?
L’entrée de Mr. Longdon dans ce cercle a brouillé le jeu et redistribué les cartes des espérances, des intentions, des sentiments dont les personnages donnent avec virtuosité les repères dans ce roman, publié en 1899, où tout se devine et se dessine derrière ce qui se dit d’une scène à l’autre de cette étonnante tragi-comédie de la société londonienne, parfaitement représentative de l’art de Henry James, maître de l’allusif et de l’analyse psychologique.

  La bête dans la jungle (The beast in the jungle )
  d’Henry James
  [ Littérature étrangère "Roman" ]
  Résumé du livre
  Sous ce titre métaphorique, Henry James devait composer en 1903 un très singulier colloque sentimental qui est, en même temps, l’une de ses nouvelles les plus abouties. Au hasard d’une rencontre dans une somptueuse demeure londonienne où rayonne la poésie de l’histoire, John Marcher éprouve soudain, face à May Bartram, le sentiment de retrouver le fil d’une histoire dont il aurait manqué le début. Pour quel mystérieux accomplissement Marcher a-t-il si soigneusement préservé sa solitude ? Quel secret s’apprête à surgir de leurs entretiens ? La révélation viendra, tardive, tragique, irrémédiable : « Les mots qu’elle avait dits lui revenaient, la chaîne s’allongeait indéfiniment. La bête avait été aux aguets, et la bête, à son heure, avait bondi ; elle avait bondi dans ce crépuscule d’avril frileux où, pâle, malade, minée, mais suprêmement belle et peut-être encore guérissable, May s’était levée de sa chaise pour se montrer à lui et l’inciter à deviner. Comme il ne devinait pas, la bête avait bondi ; elle avait bondi au moment où, perdant tout espoir, la jeune femme se détournait de lui. Il avait justifié ses craintes et accompli son destin ; il avait été défaillant, avec la dernière exactitude, partout où il était dit qu’il le serait ; et un gémissement monta à ses lèvres comme il se souvenait qu’elle avait prié le ciel de lui épargner de jamais savoir. »
Par son thème et sa composition, La Bête dans la jungle se prêtait admirablement à la transposition scénique. L’expérience fut tentée avec bonheur, notamment par Marguerite Duras en 1962.
C’est cette version qui a été interprétée à nouveau à l’automne 2004 par Fanny Ardant et Gérard Depardieu.


  Histoires de fantômes / Sir Edmund Orme / Le coin plaisant
  ( Ghostly tales / Sir Edmund Orme / The Jolly Corner )

  d’Henry James
  [ Nouvelles ]
  Résumé du livre
  " Tout le monde me demande ce que je pense de tout, dit Spencer Brydon, et je réponds comme je peux, en semblant approuver, en éludant la question, je berne les gens avec la première baliverne venue. Au fond, cela leur serait indifférent, poursuivit-il, car même si l’on pouvait répondre à brûle-pourpoint à une demande aussi stupide sur un aussi vaste sujet, mes pensées continueraient à graviter autour de quelque chose qui me concerne seul." Il parlait à Miss Staverton, avec qui, depuis deux mois, il avait saisi toutes les occasions possibles de causer. En fait, cette tendance et cette ressource, ce réconfort et ce soutien, dans sa situation actuelle, avaient assez vite pris la première place, parmi la somme considérable des surprises assez brusques qui l’attendaient à son retour en Amérique, étrangement différé.

  Daisy Miller
  d’Henry James
  [Roman]
  Résumé du livre
  Du court roman qui donne son titre à ce volume, Jacques Caban a pu dire qu’il était le plus caractéristique de la première manière « cosmopolite » de James. De fait, le séjour en Europe de Daisy Miller, jeune Américaine libre et spontanée va-t-il tourner à la tragédie et son flirt avec un Italien à l’affaire d’État, en raison de sa franchise qui passe pour de l’effronterie. Le choc des points de vue entre l’Ancien et le Nouveau Monde nous vaut l’une des plus jolies réussites de l’auteur des Ambassadeurs.

Henry James

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Une réponse à Le jour par jour

  1. Angie dit :

    Bonjour,Je me suis permise un lien vers cette biographie très complète sur Je Lis, Tu Lis, Il Lit :) Bonne journée

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